Immakayak : Expédition en kayak au Groenland – Baie de Disko (Partie : 2/7)

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Cet article est un article écrit par Nicolas ( Un de mes coéquipiers pendant cette expédition).

C’est donc lui qui s’exprime à travers les « je ». Nicolas est atteint d’une Spondylarthrite. Une maladie inflammatoire, provoquant des douleurs parfois intenses au niveau des articulations.

En raison de sa maladie, cette aventure était un vrai défi pour lui. Il l’a réussi ! Bravo à lui 🙂

Place au récit de Nicolas…

Si vous n’avez pas encore lu le récit du 14 au 17 juillet, je vous invite à cliquer sur ce lien pour le lire avant : Article Immakayak 1/7

18 Juillet 2018 : Passage à Oqaatsut

Départ du bivouac “BO” : 11h30 / Arrêt au village de Oqaatsut (Rod Bay) / Arrivée à Anoritoq (bivouac “B1”) : 19h30 / 4h30 de navigation et 12 milles parcourus (22 km)

Météo : Vent nul / Temps couvert et humide puis soleil / visibilité moyenne (1 à 2 milles) / Température 3 à 4 °c.

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Le réveil se fait dans le froid et l’humidité. Pas de doute, nous sommes au Groenland !

Premier repas avalé, nous longeons un iceberg dont la taille est véritablement incroyable. Nous nous sentons bien petits au cœur de cette nature intacte. Le silence de la navigation est soudainement coupé par une forte détonation. C’est le son de morceaux de glace qui se détachent des icebergs un peu plus loin. Ces déflagrations ont le mérite de nous rappeler la dangerosité de ces lieux pour l’Homme, malgré toute leur beauté.

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Départ sous la grisaille

Soudain, Benjamin crie : « BALEINE ! ». Malgré la distance, ce mammifère marin est immense comparé à nos embarcations. C’est un moment très bref, mais tellement intense. J’observe le mouvement gracieux de sa queue qui lui permet de replonger. Nous poursuivons notre navigation, entourés d’icebergs majestueux, et heureux d’avoir admiré notre première baleine à bosse.

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Nous entendons le souffle des baleines

Nous arrivons au petit village de Oqaatsut où nous débarquons pour déjeuner : soupe, jambon, galettes de riz ou sarrazin, tartinées de beurre de cacahuètes. Oqaatsut, aussi appelé Rod Bay, est un petit village de vingt-huit âmes. Des enfants jouent en tirant une petite planche de bois qui fait office de navire, sous le regard des chiens de traîneaux au repos forcé durant la saison estivale, allongés dans des coins où l’herbe arrive à pousser.

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Arrivée près du village de Oqaatsut / Rodebay
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Village de Oqaatsut / Rodebay

Après cet épisode, je demande à une dame du village si un certain Julien C. est dans le coin. Elle m’indique aussitôt une grande bâtisse rouge sur le toit de laquelle nous pouvons lire : « H8 ». Je suppose que cette inscription est là pour renseigner les hélicoptères sur leur position. Julien est l’ami d’amis français…

Il vit sur ce territoire depuis maintenant quinze ans avec sa femme groenlandaise, leurs trois enfants et leurs 17 chiens. Julien est chasseur-pêcheur. Un homme de la nature qui aime vivre en harmonie avec son environnement, et en toute simplicité. Une belle vie !

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Pause à Oqaatsut

Puis nous faisons la connaissance de Franck B. de l’association « Bout de Vie ». Ce dernier est un Corse unijambiste qui a acheté une maison bleue dans le village pour y faire venir des enfants malades. Ce type est une véritable force de la nature puisqu’il a réalisé de véritables exploits tels que la traversée de l’Atlantique à la rame, et un tour de la baie de Disko seul et en autonomie.

Aujourd’hui, c’est un homme apaisé et qui ne semble plus être dans le défi de la vie, mais juste dans la vie. Il nous indique des coins de bivouacs potentiels qui sont pour nous des informations précieuses. Encouragés par ces rencontres, nous repartons pour notre destination du soir : « Bivouac B1 ».

Nous poursuivons cette étape sous le soleil et au milieu des icebergs. Nous devons toujours rester vigilants par crainte qu’un de ces mastodontes ne se retourne au moment même où nous passons à proximité, ce qui est plus que probable.

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Iceberg aussi beau que dangereux – L’arche est pourtant tentante !

Arrivé dans la baie d’Anoritoq, nous trouvons une cabane fermée et, grand luxe, des toilettes sèches, avec une vue imprenable sur les glaces. Une fois le portage des sacs ainsi que le montage de la tente terminés, Benjamin part pêcher et nous ramène une lotte.

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Bivouac B1 Anoritoq
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Benjamin nous pêche du poisson

Je profite du soleil pour recharger les batteries et envoyer un message à ceux qui nous soutiennent depuis la France et avec qui j’essaie de partager mon expérience. La communication avec nos proches doit être réduite. Précisons qu’ici, le réseau téléphonique est très vite limité, puisque dès que nous quittons une ville le téléphone n’est plus utile en tout cas pour téléphoner.

Nous utilisons un tracker, qui permet d’envoyer notre position mais aussi des SMS. Nous ne pouvons envoyer que des messages de moins de 160 caractères. Quel contraste comparé aux milliers de messages qui peuvent être échangés quotidiennement à travers le monde ! Cela oblige à être concis dans nos échanges. Cependant même s’ils sont courts, c’est très agréable de recevoir des petits messages de la part des personnes qui nous sont proches, et de pouvoir les tenir informés de notre situation.

Ce petit appareil de communication joue le rôle de cordon avec ceux qui sont restés au pays mais sans qui nous ne serions peut-être pas arrivés jusque-là. Il fonctionne grâce aux dizaines de satellites du système Iridium qui se trouvent au-dessus de nos têtes. Ce sont ces mêmes satellites qui nous aideront à lancer un appel de détresse en cas de problème.

C’est ainsi que se termine cette deuxième journée, pleine de plaisir. Sous les rayons du soleil se reflétant sur les glaces, alors que minuit a déjà sonné…

Jeudi 19 Juillet 2018 : Quand la baleine saute…

Départ d’Anoritoq  (bivouac “B1”) : 11h30 / Arrivée à Qitermiorssuit (bivouac “B2”) : 21h30 / 5h00 de navigation et 9 milles parcourus (17 km)

Météo : Vent de Nord 10 à 15 noeuds le matin, forcissant 20 noeuds l’après midi et mollissant 5 noeuds en soirée / soleil / bonne visibilité / Température 6 à 7 °c.

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A part la date estivale, cette expédition ne ressemble en rien à des vacances. C’est tout simplement une vraie aventure, tant sur le plan physique qu’humain. Et pour les grâces matinées, on repassera. Réveil à 06h00 du matin… par les moustiques ! C’est l’inconvénient des jours ensoleillés.

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La vue depuis notre chambre à coucher (la tente) est toujours aussi incroyable, des glaces de taille très importante sont entrées dans la baie. C’est vraiment stupéfiant d’être l’observateur de ces paysages qui changent en continu. En tant que Bretons, nous avons l’habitude d’observer les variations de paysage dus à la marée ; mais avec le mouvement des glaces, ce phénomène est beaucoup plus impressionnant. Aujourd’hui, notre étape est de 9 Miles ; elle se fera en deux temps puisque nous prévoyons une pause déjeuner au niveau de la pointe Niaqornaq, juste avant le passage du fjord Pâkitsoq.

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Iceberg – les 9/10ème sont sous la surface…

Nous réalisons cette première étape guidés par un groupe de baleines. Ces dernières ont gentiment attendu que l’on enfile nos combinaisons étanches et que l’on se mette à l’eau. Ensuite, elles nous ont ouvert le chemin. Même lorsque nous ne les voyons plus, elles nous font entendre leur souffle pour nous indiquer leur présence. Que dire ? Je suis simplement heureux de vivre ça.

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Baleine à bosse

La plupart des gros icebergs sont échoués en raison de leur taille. Pourtant les fonds sont de 100 mètres ou plus. (Rappelons que seulement 1/9ème du volume des icebergs dépasse au dessus de l’eau et leur profondeur sous l’eau est égale à 5 ou 6 fois leur hauteur à l’extérieur).  Nous contemplons ce petit morceau de planète. Cependant, le vent de face de 15 noeuds est là pour nous ramener sur Terre, ou plutôt sur nos kayaks et ne nous permet pas de nous arrêter.

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Champs d’icebergs vu de Niaqornaq

Nous savons que le vent doit forcir à 20 noeuds, ce qui nous fait douter, car nous ne pourrons plus trouver d’abri une fois que nous aurons entamé la traversée du fjord Pakitsoq. Sachant que le vent est censé faiblir en fin de journée, nous décidons d’attendre de meilleures conditions. Nous patientons toute l’après-midi sur une plage de graviers surmontée d’une colline (Niaqornaq). Depuis le sommet, nous profitons pleinement du spectacle des baleines. Quelques instants plus tôt, l’une d’elle est passée vraiment très près du kayak !

Jamais je n’aurai imaginé voir un tel spectacle.

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Pause météo – Niaqornaq

Du haut des collines, nous pouvons observer la rive Sud du fjord et surtout connaître l’état de la mer. Cela confirme que nous avons bien fait de nous arrêter car le vent est bien présent dans le fiord que nous devons traverser. Ce point de vue nous permet de voir l’île Disko avec ses montagnes enneigées. D’immenses icebergs nous séparent de cette île. Nous profitons de cette pause forcée et du point de vue pour photographier et filmer ce lieu magique visité par un ballet continu de baleines.

De son côté, Benjamin en profite pour pêcher trois belles morues face aux baleines. Ce petit paradis est ponctuellement gâché par les moustiques. Ils sont toujours virulents et nous obligent à garder notre moustiquaire de tête qui nous donne des airs d’apiculteur ou de mariée. En tout cas, cela nous donne un sacré look !

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Pêche à la morue face aux baleines

L’autre bémol, c’est un mal de tête qui ne fait qu’augmenter. Est-ce possible d’attraper une insolation au pays de glaces ? Je n’ose même pas l’évoquer tant cela peut porter à rire. C’est peut-être tout simplement la fatigue du corps. D’ailleurs j’en profite pour faire une vraie sieste bien réparatrice après le déjeuner. Alors que nous sommes retournés sur la hauteur, j’ai la chance d’observer une baleine qui fait un saut juste pour mes beaux yeux ! Brieg n’a pas pu la voir car il observait l’état du vent et de la mer aux jumelles. Mais il a compris ce qu’il se passait par ma réaction. WAOUH!!!!

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Observation de l’état de la mer

Le vent mollit et les prévisions météo vont dans ce sens. A 19h00 nous décidons de repartir. La traversée du fjord se fait rapidement et toujours avec plaisir. Nous poursuivons notre route en longeant de très hautes falaises jusqu’au “Bivouac B2” (Qitermiorssuit) où nous subissons le traditionnel accueil des moustiques. On ne s’y habitue toujours pas.

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Traversée du fiord Pakitsoq
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Navigation en fin de journée le long des falaises

Nous sommes bien heureux de manger du poisson ce soir, mais comme le bois est très difficile à trouver, nous le cuisons à l’eau de mer, et ça, ça ne manque pas ! Benjamin est nommé chef cuistot, avec la mention spéciale «poisson outdoor ». Il est vraiment incroyable puisqu’il nous cuisine ce poisson accompagné d’une petite sauce faite avec trois fois rien. Un exploit dans ce lieu. La lumière est particulièrement belle, Brieg en profite pour réaliser un plan en drone pendant que j’installe nos différentes batteries sur panneaux solaires. Nous rejoignons nos duvets à 1h30 du matin bien fatigués et toujours avec la lumière polaire.

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Bivouac B2 – Qitermiorssuit

Vendredi 20 juillet 2018 : Vent, froid et phoque

Départ Qitermiorssuit (bivouac “B2”) : 12h30 / Arrivée dans une petite baie au sud de Uiartagaq (bivouac “B3”) : 16h00 / 3h30 de navigation et 9 milles parcourus (17 km)

Météo : Vent de Sud 10 à 15 noeuds, molissant, puis forcissant à 20 noeuds l’après midi / ciel couvert / visibilité moyenne / Température 4 à 5 °c.

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Ce matin le réveil fût difficile. J’ai des douleurs au niveau sterno-costal droit très aiguës. Je me sens fatigué. C’est sûr, je n’aime pas les réveils. Je crois que les portages quotidiens du matériel me fatiguent beaucoup. La bonne nouvelle dans cette corvée, c’est qu’à chaque bivouac, nos sacs sont moins lourds. Ici quand on mange, on prend des forces, mais en plus on allège nos sacs. Rien que cette pensée me redonne du courage.

La météo est moyenne, il fait froid, les nuages sont bas et il y a du vent de sud. Heureusement, nous allons au Nord. Pendant que Brieg et Benjamin replient le camp, je vais chercher de l’eau à la rivière. C’est un moment très agréable. Après avoir marché sur le sol rocheux recouvert de mousses et de lichens, on atteint l’eau glaciale de la rivière. Il faut dire qu’elle provient directement de la calotte glacière. Nos réserves d’eau permettent de réhydrater nos repas, pour la plupart lyophilisés, et du thé que nous conservons dans des Thermos pour la journée.

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Temps gris, nuages bas

Nous partons à 12h30 sous la grisaille mais avec un vent portant. Nous observons des phoques qui sortent la tête au milieu des glaces. Il nous est impossible de les approcher car ils sont beaucoup trop craintifs. (En même temps, quand on voit comme les groenlandais sont équipés en armes à feu, on les comprend.) L’étape étant courte, nous décidons de la réaliser d’une seule traite. Cela permet d’économiser un portage. Ce qui est amusant, c’est que nous avons eu cette idée en même temps…

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Le vent s’est calmé pour un court instant

On dirait qu’on commence à devenir une vraie équipe où parler ne devient plus nécessaire. C’est vraiment formidable d’avancer ainsi et ensemble. Du fait que nous ne trouvions pas d’endroit facile pour débarquer, nous faisons un petit demi-tour et donc nous nous retrouvons vent de face. Aussitôt je commence à avoir assez froid et je plonge ma tête dans ma cagoule en plus de mon bonnet.

Arrivé à terre mes co-équipiers explorent la côte pour trouver un endroit où planter la tente ce soir. Pendant ce temps, je reste debout à proximité immédiate des kayaks afin qu’ils n’aient pas la mauvaise idée de poursuivre la navigation sans personne à leur bord. Cela a pour conséquence que mes pieds se frigorifient et je ne parle pas de mes mains.

Je profite de ce moment pour grignoter mes noix de cajous, amandes et fruits secs dans le but de me redonner de l’énergie. Sous la tente, une fois changés et réchauffés, nous mangeons notre déjeuner à plus de seize heures. Cette fois c’est certain, nous sommes décalés ! Après ces quatre journées passées seuls, nous vivons pleinement le voyage et savons qu’il n’est pas gratuit. Il faut de l’endurance et de la volonté pour le vivre sereinement.

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Bivouac B3 – Petite baie au Sud de Uiartagaq

En tous cas, ce voyage à la capacité de m’apaiser. Non pas que j’étais en guerre avant de partir. Non mais la maladie avait la mauvaise idée de me faire douter de mes capacités, et je vivais avec une certaine frustration. Il est certain que je vis avec des douleurs chroniques, mais ce voyage me permet de dépasser une multitude de difficultés et la maladie passe dès lors en second plan, voire se fait parfois oublier.

De plus je suis heureux de renouer avec la glace que j’avais quitté il y a déjà plus de dix ans, quand j’ai participé à la dérive arctique du bateau d’expédition Tara. Je l’avoue, vivre sur un bateau emprisonné dans la glace polaire pendant de longs mois, ça n’avait pas été simple, je peux même le dire, c’était vraiment dur. Ici, en Baie de Disko, ce n’est pas sans danger, mais on s’oblige à rester en permanence en zone de sécurité. Notre objectif c’est de prendre du plaisir. Malgré le froid, je trouve cette aventure extraordinaire par sa simplicité.

Samedi 21 juillet 2018 : Ata, village abandonné

Départ de la petite baie au sud de Uiartagaq (bivouac “B3”) : 12h00 / Arrivée au village abandonné d’Ata (bivouac “B4”) : 16h30 / 4h30 de navigation et 9 milles parcourus (17 km)

Météo : Vent de Nord 15 noeuds puis mollissant l’après midi à 5 noeuds / Soleil / Bonne visibilité / Température 6 à 7 °c.

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Déjà une semaine que nous avons quitté nos maisons. Il est vrai que rien ne ressemble au quotidien vécu en France, qui nous parait bien loin. Ici nos journées sont rythmées par la météo, la navigation, le portage des sacs, le mouvement des glaces, la préparation des repas et les temps de récupération.

Aujourd’hui nous avons 9 miles à parcourir, avec un vent de face cette fois. Après avoir traversé le fiord Kanger Dluarssuk, nous naviguons un bon moment le long d’une falaise de plusieurs centaines de mètres de haut. Pas de pause pique-nique ce midi, mais une simple halte, une main accrochée à la falaise, à l’abri du vent.

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Pause à l’abris du vent le long de la falaise
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Pause accroché la main à la falaise

Plus nous faisons route au Nord, plus la taille des icebergs est impressionnante. Ironiquement, nous les appelons entre nous « les glaçons ». Nous sentons bien que nous nous rapprochons des glaciers. Il faut de plus en plus slalomer entre les glaces.
Sans oublier que même les petits morceaux de glace sont suffisamment résistants pour briser une pagaie. Ces glaçons sont des miettes des immenses icebergs mesurant près de cent mètres de haut. Et cinq à six fois plus sous l’eau.

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Nous devons parfois pousser les glaçons avec les pagaies
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Iceberg Géant vu de loin – Distance de sécurité obligatoire

Puis, nous traversons le grand fiord Ata Sund qui nous sépare d’Ata, village abandonné sur l’île de Arve Princess ou nous débarquons. Cette fois Benjamin s’est reconverti en cueilleur puisqu’il nous rapporte une bassine remplie de champignons. Près du village se trouve un lac, et une colline. Ce soir, je suis heureux et fier intérieurement d’avoir réussi à grimper cette colline.

Il y a quelques années, monter un escalier était un vrai défi physique… Bon, je reste réaliste, cela m’arrive encore parfois, mais je le vis mieux désormais. Du haut de la colline, nous observons les champs de glaces sur le parcours des prochains jours. D’ici, la route semble barrée. Mais les glaces bougent vite, et demain le paysage sera différent. Nous espérons passer facilement. Ou pas…

Pour l’heure, il est temps de se reposer.

La suite du récit prochainement… 😉

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Village abandonnée d’Ata

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